MathTrail

Pourquoi les maths d’olympiade pour votre enfant

L’école apprend à résoudre un problème sur le modèle d’un exemple traité en classe. Les problèmes d’olympiade apprennent à trouver un chemin quand il n’y a aucun exemple à suivre. Jusqu’au niveau 6, un parent peut y préparer son enfant, et MathTrail est fait pour cela.

GratuitOpen sourceNiveaux 1–6

Un exercice scolaire

Il faut savoir diviser.

12 ÷ 3 = 4

Un problème d’olympiade

Une clôture mesure 12 mètres de long. Il y a un poteau tous les 3 mètres, y compris aux deux extrémités. Combien y a-t-il de poteaux ?

312

Réponse : 5Piège : 4, ce sont les intervalles, pas les poteaux

Il faut comprendre ce qui se passe.

Les mêmes nombres. Une autre façon de penser.

Penser sans exemple à suivre s’enseigne depuis plus de deux mille ans

Les problèmes non standard n’ont rien de nouveau. Dans bien des pays et pendant bien des siècles, on a appris à trouver une solution que personne n’avait montrée et à expliquer pourquoi elle est juste, et chaque génération a transmis ce savoir-faire à la suivante.

« Il n’y a pas de voie royale vers la géométrie. »
Euclide au roi Ptolémée, qui lui demandait si l’on pouvait apprendre la géométrie plus facilement qu’avec les « Éléments ». C’est ce que rapporte Proclus, au Ve siècle.
Fragment d’une fresque : un savant aux cheveux gris, penché sur une ardoise, trace au compas, entouré de quatre élèves.Une peinture : un maître est assis en plein air parmi ses disciples, qui écoutent et débattent.Une statue blanche : un savant drapé dans une étoffe tend la main.Une miniature : des savants en turban travaillent avec un globe, des instruments et des livres.Un portrait : un moine mathématicien montre une ardoise portant l’inscription Euclides, avec un élève à côté de lui et un polyèdre de verre suspendu au-dessus de la table.Une tablette de bois avec des dessins de cercles en couleur et des colonnes de caractères.Une peinture : des garçons en chemise paysanne, debout devant un tableau où figure un problème, réfléchissent ; l’un d’eux, au premier plan, appuie le menton sur sa main.Une photographie de classe : des enfants écrivent des colonnes de nombres au tableau, l’institutrice aide une fillette, et les autres sont assis à leur pupitre avec des livres.Une photographie : un écolier, devant un tableau couvert de figures de géométrie dans l’espace, se retourne et sourit.L’écran d’une tablette : un problème de poteaux le long d’une route, une esquisse en pointillés sur la zone de dessin et, à côté, l’indice du compagnon renard et les étapes : comprendre, planifier, résoudre, vérifier.L’écran d’une tablette : l’appareil photo saisit une feuille de problèmes d’olympiade, et le coach y a trouvé six problèmes.L’écran d’une tablette : une carte des thèmes d’olympiade en trois paliers, des bases aux problèmes difficiles, et à côté, le thème « Énumération des cas » et l’étape de l’enfant dans ce thème.
Euclide trace au compas sur une ardoise sous le regard de ses élèves ; selon certains, il s’agit d’Archimède. Fragment de la fresque de Raphaël « L’École d’Athènes », 1509–1511.Confucius avec ses disciples. Le calcul était l’un des « six arts » qu’une personne instruite devait connaître. Peinture du XIXe siècle, d’un artiste inconnu.Aryabhata, mathématicien et astronome indien du Ve siècle. Personne ne sait à quoi il ressemblait : c’est une statue moderne, à Pune.Astronomes et mathématiciens au travail dans l’observatoire de Taqi al-Din, à Istanbul. Miniature ottomane de la fin du XVIe siècle.Le mathématicien Luca Pacioli avec un élève. Sur le bord de l’ardoise où figure le dessin, on lit « Euclides ». Portrait de 1495, attribué à Jacopo de’ Barbari.Un sangaku, tablette de problèmes de géométrie, au sanctuaire Konnō Hachiman-gū de Tokyo, 1859. Photo : Momotarou2012, CC BY-SA 3.0.Des élèves d’une école de village résolvent de tête un problème écrit au tableau : (10² + 11² + 12² + 13² + 14²) ÷ 365. Nikolaï Bogdanov-Belski, « Calcul mental. Dans l’école populaire de S. A. Ratchinski », 1895.Des élèves de deuxième année font des calculs au tableau. École Bates, Saint-Louis, début du XXe siècle.Un examen scolaire : un élève au tableau devant un problème de géométrie dans l’espace. Moscou, années 1950. Photo : Yu. D. Korolev, Archives principales de Moscou, CC BY 4.0.Le prototype du coach MathTrail : l’enfant dessine une solution sur la zone de dessin, et le compagnon propose de commencer par de petits nombres.Le prototype du coach MathTrail : l’enfant photographie une feuille de problèmes, et le coach y trouve six problèmes.Le prototype du coach MathTrail : une carte des thèmes, du plus simple au plus difficile, et l’étape de l’enfant dans chacun.
Images de l’histoire
  1. L’Antiquité · jusqu’au VIe siècle

    Démonstrations et recueils de problèmes

    Les Grecs ont commencé à démontrer pourquoi une règle est vraie. En Chine, « Les Neuf Chapitres sur l’art mathématique » ont réuni 246 problèmes avec leurs solutions. En Inde, les nombres ont commencé à s’écrire avec un zéro, comme nous les écrivons encore aujourd’hui.

  2. Le Moyen Âge et après · IXe–XIXe siècles

    Le problème comme défi

    À Bagdad, al-Khwârizmî a écrit le livre dont le titre nous a donné le mot « algèbre ». En Italie, des mathématiciens s’affrontaient en duel à coups de problèmes, et au Japon, on suspendait des problèmes dans les temples, sur des tablettes de bois.

  3. Fin du XIXe et XXe siècle

    Des problèmes pour tous les enfants

    L’école s’est ouverte à tous les enfants, et les plus curieux ont eu des clubs de maths et des olympiades : en Hongrie dès 1894, à Léningrad dès 1934.

  4. Aujourd’hui

    Un mentor pour chaque enfant

    Autrefois, un mentor personnel était réservé à quelques-uns : Aristote a été le maître d’Alexandre le Grand. Désormais, chaque enfant peut en avoir un. Le compagnon du coach MathTrail ne donne jamais la réponse : comme les grands maîtres du passé, il pose les questions qui mènent l’enfant à la solution.

Ce qu’a montré la recherche

On propose des problèmes d’olympiade aux enfants depuis plus d’un siècle, mais les études rigoureuses sur ce qu’ils apportent sont rares. En voici quatre.

L’école et les olympiades n’enseignent pas la même chose

Ce n’est pas un reproche fait à l’école, qui a une autre mission. Mais le savoir-faire qui permet de trouver une solution quand aucune méthode n’est donnée n’apparaît pas tout seul. Il se travaille.

Un cours ordinaire

Un exemple

12 ÷ 3 =

La méthode a été montrée en classe : il ne reste qu’à la reproduire.

Un problème d’olympiade

Un exemple

Une clôture de 12 m, un poteau tous les 3 m, y compris aux deux extrémités. Combien de poteaux ?

Aucune méthode n’est donnée, il faut la trouver : 4 intervalles, et un poteau de plus que d’intervalles, donc 5.

Comment le problème est construit
Un cours ordinaire: On montre une méthode, puis on la répète sur des exemples semblables
Un problème d’olympiade: Aucune méthode n’est donnée : il faut la trouver
Ce qui compte
Un cours ordinaire: Aller vite, sans étourderie
Un problème d’olympiade: Comprendre ce qui se passe, et expliquer pourquoi
Ce que signifie une erreur
Un cours ordinaire: Un point en moins
Un problème d’olympiade: Le signe de l’endroit où le raisonnement a dévié
Ce qu’on y apprend
Un cours ordinaire: À se servir d’un outil connu
Un problème d’olympiade: À en inventer un quand il n’y en a pas

Pourquoi l’école n’en a pas le temps

  1. Un programme pour toute la classe

    En classe, il faut amener tous les élèves au niveau attendu. Les heures pour des problèmes hors programme sont difficiles à trouver.

  2. Un contrôle voit la réponse, pas la réflexion

    Un contrôle vérifie le résultat. On a rarement le temps de revoir comment l’enfant a raisonné, et à quel endroit précis le raisonnement a dérapé.

  3. Il n’y a pas de club de maths partout

    Les écoles n’ont pas toutes un club d’olympiades, et le plus proche peut être loin ou n’accueillir que des enfants plus âgés.

Un parent peut préparer son enfant

Vous n’avez pas besoin

  • D’un diplôme de maths
  • De connaître les solutions à l’avance
  • De trouver et de vérifier des problèmes

MathTrail prend en charge

  • les problèmes
  • les réponses
  • l’explication des erreurs
  • le choix du niveau

Ce qu’il faut de votre part

  1. La curiosité de votre enfant

    Un problème d’olympiade est une énigme, pas un contrôle. L’enfant doit ressentir de la curiosité, pas la peur de se tromper.

  2. Expliquer à quoi ça sert

    Pas « pour avoir les meilleures notes », mais pour apprendre à inventer un chemin quand personne n’a montré comment.

  3. Votre temps et votre intérêt

    Un peu de temps aux côtés de votre enfant, de préférence souvent, plutôt que beaucoup d’un coup. Votre intérêt pour un problème est contagieux.

Comment expliquer à l’enfant à quoi ça sert

Trois moments fréquents, et ce que vous pouvez dire. E désigne votre enfant.

  • Demande « à quoi ça sert ? »

    EÀ quoi ça me sert, ces problèmes ? Personne ne me les a donnés à faire.

    VousC’est comme une devinette : la réponse est cachée, et tu peux la trouver.

  • Se trompe

    EJ’ai encore fait une erreur…

    VousIci, tu as le droit de te tromper : une erreur montre où il faut réfléchir encore.

  • Trouve la bonne réponse

    EC’est bon ! La réponse, c’est cinq.

    VousLe plus beau, ce n’est pas la réponse, c’est le chemin pour la trouver.

Comment MathTrail apprend à réfléchir

Pas par le nombre de problèmes, mais par ce qui se passe autour de chacun.

  1. Un problème, une idée

    Chaque problème appartient à un thème, comme « Énumération des cas », « Parité et alternance » ou « Chevaliers et menteurs ». Les thèmes forment une carte, du plus simple au plus difficile.

  2. Un problème à sa portée

    Chaque thème a son propre score. C’est d’après lui que MathTrail choisit la suite, le thème et la difficulté ; le niveau scolaire ne fixe que le point de départ.

  3. Une erreur est un diagnostic

    Derrière chaque mauvaise réponse se cache un piège qui porte un nom. L’explication part du raisonnement de l’enfant, pas de la bonne réponse.

  4. Un indice plutôt que la réponse

    L’enfant peut ouvrir un indice sur la carte, et l’adulte peut demander dans le chat, avec les mots de l’enfant, « pourquoi pas 6 ? ». Le modèle répond à propos de ce problème précis.

Voir les thèmes →

Comète
MathTrail
Coach d’olympiades · Niveau 3

Énoncé

Pas tout à fait : c’est 5, pas 4.

Le piège

On a compté les intervalles au lieu des poteaux.

333312
12 ÷ 3 + 1 = 5, pas 4
  1. 1 12 ÷ 3 = 4 intervalles.
  2. 2 Une clôture droite avec des poteaux aux deux extrémités compte un poteau de plus que d’intervalles.
  3. 3 4 + 1 = 5 poteaux.
Type de problème
Intervalles et bornes
Score dans ce thème
1502 → 1480

La carte telle qu’un chat l’affiche après une mauvaise réponse. L’enfant et les nombres ne sont qu’un exemple.
Une illustration du chat
L’adulte

Pourquoi pas 6 ?

Le modèle

Avec six, on compterait un poteau deux fois. Si l’on suit la clôture depuis la gauche, chaque intervalle se termine par un poteau : 4 intervalles donnent donc 4 poteaux, et le premier poteau se trouve avant tous les autres. 4 + 1 = 5.

Pourquoi ce n’est pas une application comme les autres

Dans une étude des applications auxquelles jouent les enfants de trois à cinq ans, environ deux sur trois avaient des procédés conçus pour faire jouer l’enfant plus longtemps (Radesky et al., 2022). MathTrail est fait autrement, et cela peut se vérifier.

Ça vous rappelle quelque chose ? MathTrail n’a rien de tout cela.